LA TRAGÉDIE D'HAMLET de William Shakespeare

PROJETS ET RÉPERTOIRE > EN CRÉATIONLA TRAGÉDIE D'HAMLET  

   Adaptation de Peter Brook,   

   texte français de Jean-Claude Carrière et Marie-Hélène Estienne 

    REPRÉSENTATIONS   

2 juillet 2021 - Itaka Shakespeare Festival, Čortanovci (Serbie)

30 septembre 2021 - Le Théâtre d'Auxerre, Auxerre 

15 mars 2022 - Les Scènes du Jura, Scène nationale, Lons-le-Saunier 

30 septembre 2021 - Le Théâtre d'Auxerre, scène conventionnée, Auxerre 

20 octobre 2021 - Théâtre Esplanade du Lac avec la ville de Ferney-Voltaire, Divonne-les-bains 

09 novembre 2021 - Le Carré, Scène nationale - Centre d'art contemporain, Château-Gontier-sur-Mayenne

08 février 2022 au 20 février 2022 - Théâtre 13 / Paris 

17 mars 2022 - Association Bourguignonne Culturelle ABC, Dijon

21 avril 2022 - Théâtre Victor Hugo, Scène des arts du geste, Bagneux

    RÉSUMÉ   

Peu de temps après la mort mystérieuse du roi de Danemark, sa veuve se remarie avec Claudius, son frère. Le fils du roi défunt, le prince Hamlet, vit mal ce remariage. La nuit, sur les remparts, Hamlet rencontre le spectre de son père qui lui révèle qu'il a été assassiné par Claudius. Le comportement d'Hamlet devient de plus en plus fantasque. On met sa folie sur le compte de son amour contrarié pour Ophélie.  L'arrivée de comédiens ambulants donne à Hamlet l'idée d'un stratagème: il modifie la pièce qu'ils vont jouer pour y introduire une allusion évidente au meurtre du roi par Claudius. A la suite du scandale déclenché par la représentation, Claudius se méfie d'Hamlet, et envoie Polonius l'espionner. 
En présence d'Ophélie, Hamlet tue Polonius caché derrière un rideau. Ophélie devient folle et se noie. Claudius manigance avec Laërte, fou de douleur, la perte d'Hamlet.

A l'occasion d'un tournoi d'escrime organisé par le roi pour sceller une prétendue réconciliation, Hamlet et Laërte échangent leurs fleurets et Laërte est blessé à mort par la lame empoisonnée destinée à Hamlet. Au même moment, la reine s'empoisonne par inadvertance avec la coupe que devait boire son fils. Hamlet tue Claudius.

   LA PIÈCE   

Quelle est la véritable tragédie d’Hamlet ?

C’est sans doute celle de chacun de nous, lorsque jour après jour, dans une multitude d’actes infimes ou remarquables, nous sommes confrontés à notre propre destin.

Que faire ? Quelle décision prendre ? Vers quel chemin me tourner ? Que dire ? Où regarder ?

Au fur et à mesure de l’avancée d’une vie, il nous faut choisir et par delà les choix, il nous faut continuer d’être. Mais, la vie humaine sachant son terme, c’est notre finitude qui définit ce que nous sommes sur cette terre.

Face aux innombrables sens et références de la pièce, je ne me fixe qu’un rêve : faire entendre cet "éblouissant chef-d’œuvre de théâtre à double sens", comme le dit René Girard, où justice et innocence sont les véritables protagonistes.

Les routes du théâtre sont toujours surprenantes dès lors qu’on se livre à la découverte de l’inconnu. Hamlet et Shakespeare sont des points de repère. J’ai joué la pièce dans la mise en scène de Daniel Mesguich, puis j’ai travaillé La Tempête au CDN d’Angers. J’ai mis en scène Le Songe d’une Nuit d’été à Bussang il y a trois ans. A chaque fois, Shakespeare m’a conduit là où je ne m’attendais pas.

 

Cette fois-ci, c’est l’intuition d’une version de la pièce, cette adaptation de Peter Brook sur un texte français de Jean-Claude Carrière et Marie-Hélène Estienne, qui me dirige vers cet immense point d’interrogation qu’est La Tragédie d’Hamlet. Car que savons-nous et que saurons-nous jamais des véritables contours de la pièce ? Et sont-ils discernables ? Le spectre du Père est peut-être à l’image de la pièce elle-même : un fantôme de tout théâtre, une apparition de toute forme théâtrale, insaisissable et fuyante mais qui nous intime l’ordre d’agir et de nous déterminer. Face à ce dilemme, les portes ouvertes nous absorbent et le labyrinthe de la pensée aspire l’individu, qui s’approchant des mots de Shakespeare, s’entend répondre l’écho de sa propre réflexion :

 

Ce que j’ai en moi dépasse l’apparence,

Le reste n’est que parure,

Costume de la douleur. *

 

Je me suis décidé à entreprendre un nouveau voyage théâtral sur cette œuvre extraordinaire en compagnie de quelques artistes qui me font la confiance de m’accompagner. Cette livraison à la découverte peut sembler paradoxale avec un tel choix de texte parce que, pour tous les gens de théâtre, Hamlet reste l’incontournable. Cependant, comme dans tous les grands textes, l’appel du sens est un chemin nécessaire pour qui souhaite avancer.

A l’invitation de Colette Nucci et vingt ans après y avoir joué Le Baladin du monde occidental de JM Synge qui a été le début d’un chemin magnifique pour moi depuis vingt ans, je retrouve avec un immense plaisir la scène du Théâtre 13 pour cette Tragédie d’Hamlet de William Shakespeare en 2021.

De William Shakespeare Adaptation de Peter Brook Texte français de Jean-Claude Carrière et Marie-Hélène Estienne Mise en scène Guy-Pierre Couleau

Scénographie Delphine Brouard Lumières et régie générale Laurent Schneegans Costumes Camille Pénager Musiques et son Frédéric Malle avec la participation d’András Vigh et de l’Ensemble Luau Chorégraphie de combat Florence Leguy Assistante à la mise en scène Mona Martin-Terrones Maquillages et coiffures Kuno Schlegelmilch
Avec Benjamin Jungers Hamlet Anne Le Guernec Gertrude Nils Ohlund Claudius, Le Spectre Emil Abossolo M’Bo Polonius, Fossoyeur Sandra Sadhardheen Ophélie Bruno Boulzaguet Rosencrantz, Premier acteur, Fossoyeur Thomas Ribière Laërte, Guildenstern, Second acteur Marco Caraffa Horatio

A la mémoire de Jean-Claude Carrière

 

Administration, production et diffusion La Magnanerie - Anne Herrmann, Victor Leclère, Martin Galamez, Lauréna de La Torre et Margot Graindorge

 

Production Des Lumières et Des Ombres Coproduction Les Scènes du Jura - Scène nationale Accueil en résidence Théâtre 13 / Paris, Théâtre d’Auxerre Avec la participation artistique du Studio d’Asnières-ESCA

Des Lumières et Des Ombres est conventionnée par le Ministère de la Culture